Office fédéral de la police

La Suisse demeure un pays sûr

Communiqués, fedpol, 10.07.2002

Il n'est guère probable que la Suisse devienne la cible directe d'actes terroristes. Par contre, les Suisses résidant à l'étranger et les installations étrangères en Suisse peuvent devenir des cibles ou des victimes du terrorisme. En 2001, la situation n'a pas radicalement changé sur le front de l'extrémisme violent déployé par des groupes étrangers ni sur celui de l'extrémisme de gauche ou de droite. Ce sont là les conclusions du premier Rapport sur la sécurité intérieure de la Suisse que publie l'Office fédéral de la police.

L'année 2001 a été marquée par les attentats terroristes du 11 septembre qui ont endeuillé les Etats-Unis. Ces actes mettent en lumière la grande vulnérabilité des sociétés industrielles modernes et témoignent de la menace émanant des groupes du terrorisme international. En l'état actuel de nos connaissances, on peut affirmer que la Suisse n'a servi ni de base logistique ni de lieu de formation aux auteurs présumés des attentats du 11 septembre. Notre pays leur a par contre servi de zone de transit.

A ce jour, aucune structure apparentée à l'organisation terroriste d'Oussama Ben Laden n'a été mise au jour en Suisse. En novembre 2001, le Conseil fédéral a néanmoins décidé d'interdire, à titre préventif, le groupe Al-Qaïda ainsi que les organisations qui en émanent ou qui le soutiennent.

Une extrême droite plus grande, mais plus discrète

Signalons une baisse des incidents inspirés par des thèses d'extrême droite en 2001; les foyers de requérants d'asile n'ont par exemple été la cible d'aucune attaque. Par contre, le nombre des personnes gravitant dans les milieux de l'extrême droite a augmenté de manière exponentielle dans bon nombre de cantons. Une part considérable des spectateurs des concerts skinheads, qui ont régulièrement lieu dans notre pays, viennent de l'étranger. On constate de manière générale que les milieux d'extrême droite ont réduit leurs actions provocatrices visant à attirer l'attention. Certains groupes aspirent par ailleurs à être reconnu en tant que force politique.

Sur le front de l'extrémisme de gauche, les incidents qui se sont produits dans le contexte tant du mouvement antimondialisation que des manifestations antifascistes se sont multipliés. Le phénomène d'escalade observé à l'occasion de la tenue de réunions et de conférences internationales de même que plusieurs attaques commises avec des pièces d'artifices dénotent le potentiel de violence que recèle l'extrémisme de gauche.

La base logistique suisse

Plusieurs groupes extrémistes étrangers portés à la violence continuent de se servir de la Suisse comme base logistique et de financement, mais également comme lieu de recrutement et de propagande. Pour éviter que notre pays ne soit utilisé pour soutenir les activités de ces groupes, le Conseil fédéral a pris différentes mesures contre des représentants de groupes de souche albanaise et interdit aux Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) de se livrer, lors du "Heroes Day", à des collectes de fonds et à des actions de propagande prônant la violence.

Le crime organisé reste une menace

Il n'existe pas une tradition du crime organisé en Suisse. Toutefois, la position centrale de notre pays, son secteur financier performant et ses moyens de communication modernes le rendent très attrayant pour les groupes du crime organisé transnational.

Ainsi, plusieurs groupes appartenant au crime organisé sont actifs en Suisse. Divers groupes de souche albanaise constituent une menace accrue pour la sécurité intérieure de la Suisse, notamment dans le domaine des stupéfiants. La lutte contre le blanchiment d'argent destiné à dissimuler l'origine délictueuse de fonds reste un domaine prioritaire. Des bandes d'Afrique occidentale sont actives dans le trafic de stupéfiants ou tentent d'appâter sous des prétextes fallacieux les victimes auxquelles elles proposent des affaires douteuses.

Nouvelle publication

Le Rapport sur la sécurité intérieure de la Suisse 2001 est une nouvelle publication de l'Office fédéral de la police qui remplace le Rapport sur la protection de l'Etat et le rapport "Situation Suisse". Il dressera désormais un tableau général des menaces auxquelles est exposée la sécurité intérieure de la Suisse, tableau auquel les nouvelles compétences en matière d'enquête conférées aux autorités fédérales donneront un nouvel éclairage.

 Nouveau design et nouveau nom

Le Rapport sur la sécurité intérieure de la Suisse 2001 change de look. C'est l'un des premiers produits de l'Office fédéral de la police qui paraît sous le nouveau corporate design. D'ici à l'automne, toutes nos publications seront adaptées en vue de la nouvelle identité visuelle.

L'introduction de la nouvelle dénomination fedpol en lieu et place des anciennes abréviations BAP, OFP, UFP et FOP met en lumière le nouvel office issu de la réorganisation du 1er janvier 2001 ainsi que les nouvelles tâches qui lui ont été attribuées à la suite des compétences élargies en matière d'enquête confiées à la Confédération au début de cette année.

La nouvelle appellation, unique et lisible dans plusieurs langues, fait référence à la fonction de l'office. L'identité avec l'adresse Internet suggère une autre source d'informations, qui souligne la place de plus en plus importante de la Toile dans les activités de notre office.

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